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Vers une virtualisation des moyens de paiement
L'entreprise mobile

Vers une virtualisation des moyens de paiement

Face aux changements actuels qui s’opèrent dans le monde du voyageur d’affaires, les opérateurs de paiement ont également une carte à jouer. Afin de satisfaire les voyageurs et les entreprises, encore faut-il qu’ils s’inscrivent eux aussi dans une démarche d’innovation et mettent à la disposition de chacun les outils les mieux appropriés. Un chemin sur lequel ils sont résolument engagés, à en croire les évolutions technologiques en cours dans ce secteur.

Certes, selon une étude menée par AirPlus International à l’été 2016, les cartes affaires restent à ce jour le moyen de paiement le plus utilisé dans le monde (63 %), loin devant les cartes logées (23 %) et les cartes virtuelles (11 %). Cependant, force est de constater que  la dématérialisation des paiements tend à se démocratiser, notamment en France. « Les cartes affaires sont encore utilisées aujourd’hui, notamment, pour les dépenses nomades et les dépenses de dernière minute, analyse Lucie de Antoni, responsable marketing et communication France d’AirPlus International. On constate toutefois une démocratisation des paiements virtuels et mobiles. Les travel managers et les voyageurs essaient désormais d’anticiper un maximum de dépenses ».

> La centralisation des paiements gagne du terrain
En France, l’utilisation de la carte logée pour les réservations avant le déplacement a ainsi fait un bon de 18 points pour atteindre 62 %. Directement intégrée aux outils de réservation des agences de voyages on-line ou off-line mais aussi aux Self booking tools (SBT), Hotel booking tools (HBT),… la carte logée permet de centraliser l’ensemble des paiements réalisés auprès des compagnies aériennes, de la SNCF, des centrales de réservations hôtelières ou encore des loueurs de voiture. Aujourd’hui, certaines de ces cartes logées ouvrent même leur périmètre d’acceptation aux nouveaux entrants sur le marché du voyage d’affaires tels que Business Table, Airbnb ou encore SnapCar par exemple. L’émetteur de la carte prend en charge toutes ces dépenses et se fait ensuite rembourser par l’entreprise en fonction de l’échéance qu’elle aura choisie (hebdomadaire, mensuelle, bimestrielle,…). L’entreprise reçoit par ailleurs pour tous les achats réalisés un relevé de facturation unique, consolidé, détaillé et intégrable directement dans son outil de gestion comptable ou de notes de frais.
La carte de paiement virtuel suit le même chemin que sa grande sœur la carte logée. Alors qu’en 2016 seul 1 % des travel managers y avaient recours, ils devraient être 11 % en 2017. Une tendance encore une fois forte sur le marché français. Toujours selon l’étude AirPlus, 40 % des entreprises interrogées réalisent 20 % de leurs achats avec une carte virtuelle. Les travel managers l’apprécient pour sa facilité d’utilisation (55 %), sa sécurité (48 %) et son contrôle (48 %). «  Les cartes de paiement virtuelles sont faciles à utiliser et permettent de garder un contrôle et une visibilité absolue sur les frais voyages », ajoute Lucie de Antoni. Au même titre que la carte logée, la carte virtuelle est une solution de paiement centralisée qui s’intègre automatiquement dans les canaux de réservation et peut faire l’objet d’un relevé de facturation unique. Elle permet de générer un numéro unique et instantané pour chaque transaction. Sa date de validité, ainsi que le montant et la devise, peuvent être déterminés en amont du paiement. Cette carte est tout particulièrement adaptée à la réservation et au paiement des hôtels, des billets d’avions low cost ou encore des voitures de location.En matière de voyage d’affaires, il ne fait donc désormais nul doute que la dématérialisation des paiements est en passe de se démocratiser largement. Soucieux de rester dans l’ère du temps et en phase avec les attentes des voyageurs d’affaires et des entreprises, les acteurs économiques impliqués dans les moyens de paiement poursuivent donc leur course à l’innovation.

Les déplacements professionnels et le paiement centralisé : un duo parfait

> Le paiement mobile créé des émules
La plupart de leurs investissements en la matière s’articulent actuellement autour du paiement sans contact (NFC). Une technologie en devenir si l’on en croit l’Association Française du Sans Contact Mobile selon laquelle 46,5 millions de paiement sans contacts auraient été effectués en mai 2016, un chiffre en croissance de 186 % par rapport à la même période en 2015. Parallèlement, le parc de cartes de paiement sans contact s’élevait à près de 41,4 millions en juin 2016, représentant en France 61 % du parc total de cartes bancaires émises. Le Groupement Carte Bleue, gestionnaire du réseau français de paiement par carte, estime pour sa part que le sans contact sera généralisé à l’ensemble des cartes bancaires d’ici à la fin de cette année.
Une généralisation également portée par le paiement mobile, dont les GAFA* sont parmi les meilleurs ambassadeurs, à l’instar de Google et d’Apple au travers de leur portefeuille électronique Android Pay et Apple Pay, embarqués dans les smartphones Android et IPhone de dernière génération. En effet, 44 % des voyageurs d’affaires dans le monde utilisent leur mobile (ou tablette) pour régler une réservation. Gage que le paiement mobile est promis à un bel avenir, nous assistons actuellement à un foisonnement d’innovations, articulées notamment autour de la biométrie ou de l’Internet des objets (IoT). Les start-up comme les opérateurs de cartes ou les banques planchent ainsi sur des systèmes de paiement par reconnaissance vocale, de l’iris, faciale ou encore par empreinte digitale. Mastercard a par exemple lancé, à grand renfort de communication en 2016, sa solution de paiement mobile sécurisée par reconnaissance faciale (via un selfie). De même, le paiement par les montres ou les bracelets connectés commence à apparaître.

*GAFA : Acronyme désignant les quatre géants américains de l’Internet fixe et mobile que sont Google, Apple, Facebook et Amazon.

> Des technologies qui séduisent les voyageurs d’affaires
Conscients des attentes des entreprises et de leurs collaborateurs en matière de nouvelles technologies de paiement, certains opérateurs de cartes proposent déjà l’intégration de leurs solutions (notamment corporate) dans les smartphones proposant la NFC (Near Field Communication – Communication dans un champ proche). C’est notamment le cas d’AirPlus qui, avec Deutsche Telekom, fait un test sur la technologie en Allemagne. « Si le paiement mobile n’est pas encore d’actualité pour les voyageurs d’affaires, 43 % des travel managers s’attendent à voir le sujet venir sur le devant de la scène dans les deux ans à venir, selon une étude que nous avons réalisée récemment », remarque Patrick Diemer , directeur général et président du Conseil d’Administration d’AirPlus International. Taxis, transports en commun, frais additionnels dans l’aérien ou l’hôtellerie, restaurants, parkings sont ainsi autant de dépenses qui pourront alors être réglées directement depuis le téléphone mobile du voyageur. La technologie employée permettra, après validation, de prélever directement, sur un compte spécifique, les sommes à débiter.

> Les travel managers grands gagnants
Au-delà de sa dimension « pratique » et financière pour le voyageur d’affaires, qui n’aurait alors plus à sortir sa carte « plastique » de son portefeuille pour ses dépenses ou à faire des avances de frais, le paiement virtuel et/ou « sans contact » s’avère aussi fort utile pour le travel manager. La plupart de ces solutions de paiement leur permettent en effet de centraliser des données, plus ou moins fines en fonction du moyen de paiement, dont l’utilité pour le travel manager n’est plus à démontrer.
Avec les solutions de paiement centralisées telles que la carte logée et la carte virtuelle, le travel manager dispose de données voyages de niveau 3, plus fines (comme le nom et la localisation de l’hôtel, la catégorie de la chambre, le nombre de nuitées, le Wi-fi ou non, l’option petit-déjeuner, etc.).
Elles représentent une source d’informations exhaustive permettant d’alimenter les outils de reporting des données voyages et de réaliser des analyses précises sur les coûts relatifs aux déplacements professionnels. Dès lors que l’outil de reporting est spécialement conçu pour l’analyse des données voyages, ces dernières n’en seront que plus pertinentes. Grâce aux solutions de paiement mobile, le travel manager pourrait également, à terme, suivre en temps réel les dépenses d’itinérance engagées par les collaborateurs en déplacement. Elles lui permettront aussi de récupérer des données chiffrées sur les dépenses diffuses qu’ils avaient jusqu’alors du mal à tracer. Toutes les données récupérées par ces différents moyens de paiement servent alors au travel manager aussi bien pour négocier ses tarifs avec certains prestataires que pour contrôler le respect de la politique voyage par le collaborateur. Enfin, ces différents moyens de paiement devraient, à terme, conduire à la diminution voir à la disparition du paiement cash, réduisant par là-même les coûts de gestion des notes de frais.

La carte logée, pierre angulaire du paiement centralisé

 


> Jouer la carte sécurité

Virtuelles ou plastiques, les cartes de paiement intègrent, dans leur offre de services, une assurance qui couvre les salariés et/ou leurs invités pendant toute la durée de leur déplacement professionnel. Cette couverture peut être particulièrement large et inclure une indemnisation en cas de décès ou d’invalidité, une prise en charge des dépenses liées aux retards de bagages ou d’avions ou encore une assistance voyage ou médicale. Cependant, la dimension « sécuritaire » de ces moyens de paiement et en particulier des solutions virtuelles, ne s’arrête pas là. Ces dernières, en offrant aux gestionnaires une visibilité optimale sur les dépenses engagées par les voyageurs d’affaires, y compris lorsqu’ils pratiquent l’open booking, permet de mieux les tracer lors de leurs déplacements. D’autre part, la carte virtuelle qui est générée à la demande pour un usage unique avec des niveaux de cryptage, limite également les risques de fraude aux paiements. Un risque auquel les voyageurs d’affaires sont d’ailleurs sensibles. Ainsi, selon AirPlus, 33 % d’entre eux refusent à l’heure actuelle d’utiliser les nouveaux modes de paiements, notamment mobile, par crainte de leurs manquements en termes de sécurité.

 

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Anne Del Pozo collabore depuis près de 20 ans à différents magazines en qualité de journaliste. Elle y traite de sujets articulés essentiellement autour de la finance, des flottes automobiles, du voyage et du tourisme d'affaires ou encore des ressources humaines et du numérique. Anne del Pozo participe également à la rédaction de nombreux témoignages clients et de newsletters d'entreprise.