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modes de transports partagés
L'entreprise mobile

Mobilités : vers des modes de transports partagés

Si actuellement le véhicule personnel demeure la référence pour les collaborateurs, beaucoup anticipent le développement à venir de nouvelles formes de mobilité, dont le véhicule partagé. Une tendance qui sera également portée par le Plan de Mobilité obligatoire pour les entreprises de plus de 100 salariés sur un même site.

« Il représente une véritable opportunité de revisiter les solutions de déplacement utilisées dans l’entreprise et d’introduire de nouvelles formes de mobilité, dont l’autopartage, le covoiturage, le vélopartage.. », ajoute François Piot, président de l’OVE. Selon une étude ViaVoice/Observatoire du Véhicule d’Entreprise (OVE), les types de déplacement qui paraissent avoir le plus d’avenir sont ceux effectués dans un véhicule partagé (64 %), puis dans un véhicule personnel (48 %), suivi par les transports en commun (41 %). Parmi les formes de partage, le covoiturage (37 %) est préféré au véhicule de collectivité (27 %). « La mobilité en entreprise ne concerne donc pas uniquement les collaborateurs qui possèdent un véhicule statutaire, précise ainsi Jean-Loup Savigny, directeur commercial et marketing de LeasePlan. Cependant, pour apporter les solutions de mobilité les mieux adaptées à chaque collaborateur, il convient que l’entreprise analyse préalablement les modes de déplacements et les besoins de chacun ».

Les offres de services d’autopartage s’adaptent aux collaborateurs mobiles

Parmi les nouvelles solutions de mobilité, l’autopartage est très certainement l’une des plus abouties à ce jour. Elle a d’ailleurs connu ces dernières années une croissance très forte et dispose d’un potentiel de développement important. À ce jour, selon le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, 5 % des Français ont recours à l’autopartage.  De plus en plus utilisé à des fins personnelles, l’autopartage commence également à se pratiquer dans certaines grandes entreprises. Dans son baromètre annuel réalisé avec l’institut CSA, l’OVE constate que l’autopartage gagne effectivement du terrain parmi les gestionnaires de parc. La part des entreprises ayant mis en place cette solution de mobilité pour les collaborateurs est en effet passée de 15 % en 2012 à 22 % en 2016. Quant aux perspectives de déploiement de l’autopartage à 3 ans, elles semblent prometteuses avec 43 % de gestionnaires de parc français qui parient sur son développement (contre 31 % dans le reste de l’Europe).

Une dynamique portée par l’arrivée à maturité de prestations dans ce domaine, que commencent notamment à proposer certains loueurs longue durée. « Au travers de notre offre ALD sharing, nous permettons en effet aux collaborateurs de bénéficier directement, sur le parking de leur lieu de travail, d’un véhicule qu’il leur appartient de réserver en ligne via une plate-forme dédiée ou une application mobile, parmi la flotte de véhicules mise à leur disposition, à titre professionnel et/ou privé. Ils accèdent ainsi à un véhicule pour un tarif avantageux tandis que l’entreprise amortit le coût de sa location », développe Guillaume Maureau, directeur général adjoint et commerce d’ALD Automotive France.

Du covoiturage au vélopartage

Le covoiturage pour sa part, s’il est en plein essor dans les pratiques personnelles, reste encore compliqué à mettre en place dans les entreprises, notamment au regard des contraintes qu’il pose en termes d’horaires. Pour autant, il offre, à l’instar de l’autopartage, de nombreux avantages aux collaborateurs en mobilité (liens sociaux renforcés, gains de temps, économies de parking, indemnisation kilométrique dans la limite du barème fiscal kilométrique…). D’ailleurs les loueurs commencent à proposer des offres de covoiturage à l’instar notamment de ALD Automotive, qui a conclut un partenariat avec la start-up de covoiturage Klaxit. Même le vélopartage ou le vélo à assistance électrique, qui peut notamment être plébiscité dans le cadre de déplacements entre deux sites proches, ou pour les trajets domicile/travail, commence à trouver quelques adeptes. Certains loueurs longue durée ont d’ailleurs développé une offre articulée autour des mêmes services que ceux proposés pour les véhicules en LLD.

Quelle mobilité intelligente pour demain ?

« Demain, la mobilité intelligente consistera à interconnecter tous ces modes de transports existants au sein d’une même application (véhicule d’entreprise, véhicule en autopartage, vélopartage, transport en commun, VTC…) pour proposer au collaborateur le moyen de transport le plus rapide, le plus efficient ou le moins énergivore », indique François Piot. En attendant l’arrivée à maturité de ces solutions, les gestionnaires de flotte peuvent déjà s’appuyer sur les conseils ou les outils de reporting et d’analyse de données proposés par les loueurs ainsi que dans les solutions de gestion de flotte. Ces outils et prestations leur permettent notamment de suivre les usages qui sont faits des véhicules de la flotte, et de commencer à proposer aux collaborateurs qui roulent peu, des solutions de mobilité alternatives (accès à des véhicules de flotte en autopartage, covoiturage) associées, pourquoi pas, à des systèmes de crédits ou de compte mobilité. C’est par exemple dans le cadre de cette approche que LeasePlan propose, depuis juillet dernier, son offre PriviLease qui permet aux collaborateurs de ses clients (ayant plus de 50 salariés) d’avoir accès à des offres complètes, exclusives et très compétitives de location longue durée automobile à titre particulier.

Développement des mobilités alternatives en milieu urbain

Les salariés résidant en agglomération parisienne privilégient pour l’avenir les transports en commun (56 %) mais également « la carte mobilité » (39 %) (ViaVoice/OVE, 2018). Les salariés en agglomération de 20 000 à 100 000 habitants citent pour leur part en priorité le covoiturage (43 %) et les véhicules partagés (31 %). Enfin, les salariés en zones rurales (moins de 2000 habitants) mettent l’accent sur la voiture personnelle (49 %) pour des raisons pratiques manifestes liées aux difficultés d’organisation, pour l’instant, de déplacements partagés. « En milieu urbain, nous constatons ainsi une augmentation rapide des modes de transports alternatifs comme le covoiturage ou l’autopartage, note François Piot de l’OVE. Le véhicule statutaire n’est en effet pas toujours adapté aux salariés qui habitent dans les grandes agglomérations et ne disposant pas de place de parking. Dès lors qu’ils n’ont pas d’enfants, ils lui préfèrent souvent d’autres modes de transports alternatifs ».

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Anne Del Pozo collabore depuis près de 20 ans à différents magazines en qualité de journaliste. Elle y traite de sujets articulés essentiellement autour de la finance, des flottes automobiles, du voyage et du tourisme d'affaires ou encore des ressources humaines et du numérique. Anne del Pozo participe également à la rédaction de nombreux témoignages clients et de newsletters d'entreprise.