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Julien Chambert, directeur de CBT Conseil.
Mobilité

Digitalisation du marché du voyage d’affaires : des modes de déplacements alternatifs

Trois questions à Julien Chambert, directeur de CBT Conseil.

> En quoi la digitalisation du marché du voyage d’affaires contribue à l’ultra-mobilité des collaborateurs ?

Grâce à l’évolution des services, des offres et autres moyens de paiement, le voyage d’affaires devient accessible, tant sur le plan financier que sur celui de l’organisation à un plus grand nombre d’entreprises et en particulier aux PME. Par exemple, avec le développement des « Bus Macron », faire des déplacements « transversaux » en France à moindre coût devient possible. Il est important à ce sujet que les entreprises analysent le coût du déplacement dans sa globalité. Il est parfois plus intéressant financièrement mais aussi en terme de confort pour le voyageur, de prendre un Flexibus ou un Ouibus avec une nuit d’hôtel plutôt qu’un aller/retour en avion sur une journée. Gage que ces modes de déplacements alternatifs pourraient être promis à un bel avenir, certains acteurs du voyage se sont développés sur le créneau du bus, tels que GoEuro ou Resaneo. Amadeus a également signé des accords avec Distribusion pour faciliter la réservation de bus à l’ensemble des agences de voyages.

> Pouvez-vous nous citer d’autres exemples ?

Avec Uber, il est par exemple possible de géolocaliser un collaborateur (contrairement aux compagnies de taxi traditionnelles). En se spécialisant sur la clientèle professionnelle, MagisStay et MorningCroissant offrent des alternatives à l’hôtellerie traditionnelle répondant aux enjeux des voyageurs et de leur entreprise. Ector, avec son service « parking + voiturier » évite pour sa part aux voyageurs d’affaires qui se rendent à l’aéroport de prendre les transports en commun ou le taxi, et aux entreprises des frais de parking inconsidérés, etc.

> Quels sont les autres vecteurs de cette ultra-mobilité ?

Il ne fait pas de doute que les habitudes privées des voyageurs d’affaires facilitent leur ultra-mobilité. Beaucoup sont par exemples des adeptes des compagnies aériennes low cost. Ils en ont éprouvé le sérieux à titre personnel, et attachent moins d’importance, du moins sur les courtes distances, aux services dans l’avion (distribution de boisson, repas…). Ce changement en termes de culture et de consumérisation participe à la démocratisation du low cost dans le voyage d’affaires et rend le déplacement professionnel plus accessible financièrement pour les entreprises.

 

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Anne Del Pozo collabore depuis près de 20 ans à différents magazines en qualité de journaliste. Elle y traite de sujets articulés essentiellement autour de la finance, des flottes automobiles, du voyage et du tourisme d'affaires ou encore des ressources humaines et du numérique. Anne del Pozo participe également à la rédaction de nombreux témoignages clients et de newsletters d'entreprise.