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Le site de la transformation digitale des entreprises et de l’entreprise mobile par GPOMag
Réorganiser l’entreprise

Digitalisation des entreprises : tous concernés !

Transformation digitale… le concept circule dans tous les comités de direction, au sein de toutes les organisations… Mais au-delà de l’effet de mode, la transformation digitale et ses promesses sont au fil du temps devenues une réalité qui bouscule toutes les entreprises, y compris celles datant du siècle dernier et ce, quel qu’en soit le secteur d’activité. Une réalité notamment alimentée certes par le jeu de la concurrence, mais aussi par l’évolution des comportements d’achat des clients ainsi que des modes de travail des collaborateurs de l’entreprise.

L’évolution des comportements d’achat bouscule les codes traditionnels
Qu’on se le dise, la transformation digitale, si elle est loin d’être aboutie dans la plupart des entreprises, n’est pas pour autant un phénomène nouveau ! Son origine est très probablement l’informatique d’entreprise puis la dématériali­sation des documents (bureautique, GED, intranet), la structuration des données (SGBD) et l’auto­matisation des flux d’activité (workflow). Le développement des sites marchands dans les années 90 a également illustré, en son temps (les années 90), la digitalisation des entreprises. Une tendance qui s’accentue d’autant plus aujourd’hui que les nouvelles technologies (Internet, Big Data, Cloud, Blockchain…) arrivent désormais à maturité et surtout, s’intègrent mieux dans les architectures des systèmes d’information existants au travers, notamment, des API*.

« La transformation digitale des entreprises s’opère maintenant à tous les niveaux, observe Jean-Louis Sadokh, membre du conseil d’administration du Groupe T2i, éditeur de solutions pour la gestion des documents.
Les échanges numériques avec l’interne et/ou l’externe  sont de plus en plus importants. Une tendance portée notamment par l’évolution des comportements d’achat et la génération Y, née avec un smartphone dans la main et habituée à interagir en temps réel avec ses interlocuteurs. Cette nouvelle génération bouscule les codes et change les usages, aussi bien en termes de comportement d’achat que de mode de travail ».

Les « digital natives » mettent les entreprises au pied du mur
Cependant, malgré les avancées technologiques et l’évolution des comportements d’achat, les entreprises traditionnelles se sentent aujourd’hui au pied du mur. En cause ? Les modèles économiques prônés par les « digital natives » (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui font voler en éclat leurs stratégies de développement et leurs processus de travail traditionnels, et les incitent à pousser plus avant  leur transformation digitale. Car c’est un fait, le digital, sur lequel ces entreprises disruptives ont articulé leur stratégie de développement, accélère le rythme des échanges et renforce la concurrence, désormais inter­nationale, rendant plus rapidement obsolètes les modèles économiques traditionnels sur lesquels la plupart de nos entreprises se reposaient jusqu’alors.

« La digitalisation s’est ainsi très rapidement imposée comme un « must have » en raison des très nombreux bénéfices liés à la mise en œuvre de ce concept structurant : meilleure agilité, ouverture de nouveaux marchés, itération et lancement rapide de projets…, expliquait dans une tribune Thibault Constantin, Director Line of Business ERP & Innovation d’Itelligence, au printemps dernier. Tous ces points ont créé un véritable fossé entre deux types d’entreprises : les digital natives et les entreprises traditionnelles ». Ainsi, alors que ces deux modèles d’entreprises ne fonctionnent pas de la même manière, leurs niveaux de croissance diffèrent. Les digital natives se positionnent désormais comme les champions de la croissance au regard de l’agilité de leur modèle économique, qui leur permet, entre autres, de s’adapter aux nouveaux usages, d’innover en permanence et de répondre aux nouvelles attentes de leurs clients. Face à ce contexte, il devient impérieux pour les entreprises traditionnelles qui entendent rester compétitives et se développer, de s’engager résolument dans leur transformation digitale.

Le digital : rien n’y personne ne pourra y échapper !
D’ailleurs, soyons réalistes : aucune entreprise n’échappera à un avenir où les gens et les objets sont interconnectés à tout moment, en tous lieux, avec n’importe quel appareil. « Les entreprises en sont bien conscientes car l’évolution actuelle du modèle économique touche désormais de nombreux secteurs d’activités, métiers et entreprises, y compris les PME », explique Jean-Louis Sadokh. Même les secteurs d’activités les plus ancrés dans la réalité de notre quotidien et/ou traditionnels  sont concernés : la médecine avec la télé-chirurgie, l’agriculture avec les drones ou le tracteur sans pilote, les transports avec les e-billets et le NFC* ou encore le BTP avec les tablettes tactiles sur les chantiers, l’impression 3D… Tous sont ou seront impactés, voire conditionnés par le digital, via par exemple les plates-formes de réservation en ligne, les comparateurs de prix, les avis de consommateurs ou autres conversations sur les médias sociaux.

Repenser le business model
Bien qu’indispensable, la dimension techno­logique de ces transformations n’en est cependant pas le seul élément. En effet, pour l’entreprise, la transformation digitale ébranle tous les piliers sur lesquels elle repose, à commencer par son business model. La question fondamentale que pose la transformation digitale pour les entreprises « pré-numériques » consiste donc bien à savoir comment générer du chiffre d’affaires, de la marge, dans un monde qui devient digital. En poursuivant une activité basée sur un modèle d’affaire, une organisation et un mode de distribution datant du siècle dernier, il est peu probable que l’entreprise continue longtemps à être rentable. Raison pour laquelle la transformation digitale des entreprises traditionnelles passe en premier lieu par la refonte de leur business model. « Par exemple, les entreprises industrielles devront notamment faire évoluer leur positionnement de simples fabricants à un positionnement de fournisseurs de solutions et de services, ajoutait encore Thibault Constantin. À ce titre, les groupes traditionnels vont devoir réaliser de profonds changements ». C’est alors seulement que le digital trouve tout son intérêt.

L’exemple de Michelin est, en la matière, un cas d’école. Jean-Dominique Senard, président et gérant associé commandité de Michelin, entend en effet faire de sa société « un leader du monde digital » en la transformant en un fournisseur de mobilité. « Cela passe par des actions de fond dans l’entreprise comme le développement de réseaux sociaux, du travail collaboratif et des actions vers les clients telles que la création de l’application Via Michelin  mais aussi par la libération des énergies et l’acquisition ciblée de compétences agiles et plus digitales », explique-t-il.
À l’instar de Michelin, de nombreuses entreprises commencent ainsi à prendre la pleine mesure des impacts que pourraient générer leur digitali­sation. D’ailleurs, après une année 2015 marquée par de profonds bouleversements des modèles économiques et par l’arrivée de nouveaux entrants aux approches très disruptives, 2016 devrait être l’année du réalisme… L’heure n’est en effet plus aux incantations stratégiques, mais bien à la mise en œuvre de nouveaux modèles opérationnels, conciliant l’intégration de technologies de nouvelle génération, le développement de partenariats avec de jeunes acteurs du digital et une meilleure collaboration entre les différentes entités de l’entreprise, au service des clients, des collaborateurs et des partenaires.


Les jeunes générations modifient nos habitudes de travail
• 48 % des salariés jugent les technologies fournies par leur employeur inadaptées à un travail efficace.
• 85 % des salariés voient des avantages à pouvoir travailler ailleurs qu’au bureau.
• Alors que dans les entreprises le téléphone de bureau reste prédominant, seuls 2 % des jeunes de 15 à 18 ans préfèrent se servir d’un téléphone fixe, les autres préférant communiquer via les réseaux sociaux, par texto et par vidéo.
• 76 % des jeunes de 15 à 18 ans considèrent les technologies de dernière génération comme un critère important dans le choix d’un employeur.
• Les jeunes de 15 à 18 ans sont 25 % plus nombreux que les actifs actuels à voir dans le smartphone un outil de travail essentiel.
Source : « Génération appli : comment les nouveaux salariés modifient nos habitudes de travail », Fuze, mars 2016.

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Anne Del Pozo collabore depuis près de 20 ans à différents magazines en qualité de journaliste. Elle y traite de sujets articulés essentiellement autour de la finance, des flottes automobiles, du voyage et du tourisme d'affaires ou encore des ressources humaines et du numérique. Anne del Pozo participe également à la rédaction de nombreux témoignages clients et de newsletters d'entreprise.