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Le site de la transformation digitale des entreprises et de l’entreprise mobile par GPOMag
L'entreprise mobile

Comment évoluent les modes de travail ?

Dès leurs premiers balbutiements dans la seconde moitié du XXe siècle, les technologies de l’information et de la communication ont favorisé l’évolution des modes de travail. Alors que les entreprises s’organisent en réseaux, les premiers centres d’appels voient ainsi le jour et avec eux, les premiers télétravailleurs qui alors ne vendaient que du service.

Depuis, les progrès technologiques et en particulier la révolution mobile ainsi qu’une législation de plus en plus favorable, ont largement élargi le champ des possibles concernant le télétravail. Une tendance qui ne sonne pas pour autant la fin des bureaux, mais plutôt leur évolution vers des espaces plus « smart » et plus « collaboratifs », capables d’accueillir, entre autres, ces travailleurs nomades.

L’évolution de la mobilité et des modes de travail ne datent pas de la crise sanitaire et économique. D’après une étude Malakoff Médéric de 2018, 61 % des français aspiraient déjà au télétravail en 2018 et le taux de télétravailleurs avoisinait les 25 %. En 2019, 30 % des salariés pratiquaient déjà le télétravail, contre 29 % en 2018. « Les entreprises l’ont en effet progressivement adopté : 32 % d’entre elles donnent désormais la possibilité de travailler à distance, contre 26 % en 2017 », constate Anne Sophie Godon, directrice de l’innovation chez Malakoff Humanis. Une tendance qui pourrait bien se renforcer suite à la période de confinement du printemps 2020.

« Avant la crise, le télétravail était davantage mis en place à la demande des salariés et toléré par les employeurs, précise Vincent Bouthors, PDG et cofondateur de Jalios, éditeur français sur le marché de la Digital Workplace. La période de confinement a cependant fait bouger les lignes et pourrait, à terme, favoriser une adhésion plus large des collaborateurs et surtout des managers, au télétravail. Chez Jalios, suite à la période de confinement, les trois quarts des collaborateurs souhaitaient continuer de télétravailler au moins deux jours par semaine (alors qu’avant, ils n’étaient qu’un tiers à le pratiquer autant) ».

Parallèlement à cet engouement pour le télétravail, selon Malakoff Humanis, le nombre moyen de jours de télétravail par mois s’élève désormais à 6,4, contre 7 en 2018. La durée moyenne idéale de télétravail pour les salariés est ainsi en baisse, passant de 7 jours par mois à 6.

« C’est le signe que le travail à distance est arrivé à maturité avec l’usage, et que l’on a fini par se rendre compte qu’il valait mieux le pratiquer de façon mesurée », analyse Anne-Sophie Godon. « Tout l’enjeu pour les entreprises consiste désormais à trouver le juste équilibre entre travail à distance et travail sur site, sachant que c’est surtout en combinant les deux que leurs collaborateurs peuvent gagner jusqu’à 20 % d’efficacité », précise Éric Lallier, PDG de Lenovo France, l’un des pionniers en matière de technologies novatrices.

Patrick Bergougnou, CEO d’Amplement, plateforme de collaboration et d’échange en temps réel, ajoute pour sa part, « qu’avec le confinement, les entreprises ont en effet pris conscience qu’il était tout à fait possible de télétravailler et de moins voyager, sans pour autant que cela impacte l’efficacité des colla borateurs, bien au contraire ».


L’impact du confinement sur les espaces de travail

Après deux mois de confinement en télétravail forcé pour la plupart des entreprises, Bureaux à Partager s’est interrogé sur l’impact de cette période sur les espaces de travail, et a mené une enquête sur le sujet :

• 45 % des entreprises considèrent le bureau comme une contrainte, en raison de la charge financière que représente le loyer.
• 64 % d’entre elles envisagent d’adapter leur bureau après le confinement, non seulement pour respecter les mesures sanitaires, mais aussi pour faire des économies.

Les possibilités d’adaptation des bureaux évoquées :

• Adapter la taille de leur bureau en réduisant le nombre de postes (26 % des répondants).
• Adapter leur organisation en proposant une combinaison de télétravail et de présentiel (40 % des répondants).
• Changer de bureau en adaptant leur contrat pour aller vers plus de flexibilité (20 % des répondants), via des contrats sans engagements de
type coworking, bureaux partagés, etc. Ils permettent d’adapter le nombre de postes à la taille de l’équipe ou de changer de bureau si besoin. Ils prennent le contre-pied des baux commerciaux qui engagent les entreprises pour une durée de 3, 6 ou 9 ans. Ces baux peuvent s’avérer très contraignants en cas de difficultés financières.

Il ressort de cette étude que le bureau a encore de beaux jours devant lui, mais que son usage va évoluer. D’un lieu de travail permanent, il va devenir un lieu complémentaire, orienté vers la flexibilité et les rencontres. Les salariés pourront rester chez eux pour se concentrer et faire des tâches de fond, mais revenir au bureau pour des missions plus orientées sur la créativité. Ils auront alors le plaisir d’y retrouver leurs équipes.

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Anne Del Pozo collabore depuis près de 20 ans à différents magazines en qualité de journaliste. Elle y traite de sujets articulés essentiellement autour de la finance, des flottes automobiles, du voyage et du tourisme d'affaires ou encore des ressources humaines et du numérique. Anne del Pozo participe également à la rédaction de nombreux témoignages clients et de newsletters d'entreprise.